mercredi 11 avril 2007

Feu vert pour l'EPR

Non, il ne s'agit pas du paradoxe de EPR (Einstein-Podolsky-Rosen) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_EPR
S'agissant d'une interprétation de type "philosophique" : L'interprétation de Copenhague s'oppose à l'existence d'un quelconque état d'un système quantique avant toute mesure. En effet, il n'existe pas de preuve que cet état existe avant son observation et le supposer amène à certaines contradictions.

Ce paradoxe fut élaboré par Albert Einstein et deux de ses collaborateurs Boris Podolsky et Nathan Rosen pour soulever ce qui semblait apparaître comme une contradiction dans la mécanique quantique, ou du moins une contradiction avec au moins l'une des trois hypothèses suivantes :

  1. l'impossibilité pour un signal de dépasser la vitesse c (causalité relativiste) ;
  2. la mécanique quantique est complète et décrit entièrement la réalité (pas de variables cachées) ;
  3. les deux particules éloignées forment des éléments indépendants de la réalité (Non localité).
Evidemment, certains l'auront peut-être déja compris, il ne s'agit pas de discuter physique quantique mais avant tout de "célébrer", le fait que le gouvernement donne son feu vert au projet contesté de l'EPR (nucléaire) : J.O n° 85 du 11 avril 2007 page 6648 - texte n°6 : http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/RechercheDernierJo

A dix jours du premier tour de l'élection présidentielle, le décret autorisant EDF à créer la première centrale nucléaire de type EPR sur le site de Flamanville (Manche) a été publié mercredi au Journal Officiel :
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20070411.FAP5232/nucleaire_le_gouvernement_donne_son_feu_vert_au_projet_.html

Le premier Réacteur pressurisé européen (EPR) est un réacteur utilisant à la fois uranium et plutonium dont la capacité atteindra les 1.630 mégawatts, pour une consommation de combustible qui devrait être inférieure de 17% à celle des réacteurs actuels.
Il a été conçu et développé par Areva NP (ex Framatome-ANP), société commune de Areva et Siemens AG, au cours des années 1990 et 2000. En 2005 a débuté en Finlande le premier chantier d'un réacteur de type EPR.

Les objectifs affichés de l'EPR sont d'améliorer la sûretérentabilité économique par rapport à celles des précédents réacteurs à eau pressurisée. Ce concept est développé pour les pays disposant d'un réseau électrique de forte capacité capable de distribuer une puissance électrique de l'ordre de 1 600 mégawatts. Le réacteur EPR est conçu pour utiliser de l'uranium enrichi à 5% et du combustible nucléaire MOX (avec l'objectif d'un coeur 100% MOX, alors que les réacteurs de ce type sont chargés avec environ 33% de MOX en 2006).

La construction de l’EPR qui coûtera 3,3 milliards d'euros à EDF, durera 5 ans, pour une mise en service prévue en 2012 : http://www.edf.fr/35054i/Accueil-fr/Infos-Nucleaire/Le-nucleaire-du-futur/L-EPR.html

jeudi 5 avril 2007

Jeanne d'Arc & l'Egypte

Quelques mots d'introduction sur le personnage "mythique" de Jeanne d'Arc, (née le 5 ou le 6 janvier 1412 et morte le 30 mai 1431), surnommée « la Pucelle d’Orléans », est une figure emblématique de l'histoire de France. Elle mena les troupes françaises contre les armées anglaises, mais fut finalement capturée et mise au bûcher après un procès en hérésie.
Ses réponses lors de son procès, dont les minutes ont été conservées, révèlent une jeune femme dotée de courage, de franchise et d'un esprit de répartie saillant, ce qui explique sans doute comment elle avait su galvaniser ses troupes.

À 13 ans, Jeanne affirme avoir entendu les voix célestes des Saintes Catherine et Marguerite et de l’archange Saint Michel lui demandant d’être pieuse, de libérer le royaume de France de l’envahisseur et de conduire le Dauphin sur le trône.
Après beaucoup d’hésitations, à 16 ans, elle se met en route. Arrivée à la ville voisine, elle demande à s’enrôler dans les troupes du Dauphin.
Sa demande est rejetée deux fois, mais elle revient un an plus tard et Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, accepte de lui donner une escorte, résigné face à la ferveur populaire de la ville où Jeanne avait acquis une petite notoriété, notamment en allant rendre visite au duc malade Charles II de Lorraine.

Avant son départ pour le royaume de France, Jeanne ira se recueillir à la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port, dédiée au Saint-patron du Duché de Lorraine.
Pour y lire d'autres éléments biographiques, je vous renvoie au site wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_d%27arc

Là, où je souhaite "arriver" , concerne le dernier paragraphe des pages du site précédent :

"Il existe des ossements conservés au musée de Chinon comme étant des reliques de Jeanne d'Arc.
Toutefois le médecin légiste français Philippe Charlier, qui a analysé les restes à partir de février 2006 avec son équipe de l'Hôpital Raymond-Poincaré à Paris affirme « qu'il s'agit des restes momifiés d'origine égyptienne datés de la Basse époque ».

Une analyse microscopique et chimique du fragment de côte montre qu'il n'a pas été brûlé, mais imprégné d'un produit végétal et minéral de couleur noire. Sa composition s'apparente plus à celle du bitume ou de la poix qu'à celle de résidus organiques d'origine humaine ou animale ayant été réduits à l'état de charbon par crémation.

Les "nez" de grands parfumeurs (Guerlain et Jean Patou), ont notamment décelé sur le morceau de côte une odeur de vanille. Or ce parfum peut être produit par "la décomposition d'un corps", comme dans le cas d'une momification, pas par sa crémation.

Le tissu de lin, quant à lui, n'a pas été brûlé, mais teint et a les caractéristiques de celui utilisé par les Egyptiens pour envelopper les momies.
D'autre part, concernant le pollen, le médecin note qu'il n'y avait pas de pins en Normandie à l'époque de la mort de Jeanne d'Arc. En revanche, de la résine de pin était utilisée en Egypte pour l'embaumement.
Enfin, une étude au carbone 14 a daté les restes entre le 6e et le 3e siècle avant notre ère, et un examen spectrométrique des os a montré qu'ils correspondaient aux momies égyptiennes de cette période."

Et en effet, on peut lire dans un article paru dans la revue Nature :
http://www.nature.com/news/2007/070402/full/446593a.html

Les reliques de Jeanne d'Arc ne sont pas les restes de l'héroïne française du quinzième-siècle, mais selon les experts européens qui ont analysé les reliques sacrées, ils s'agiraient de reliques d'une momie égyptienne.
Deux autres lignes d'évidence semblent relier l'origine de la momie. L'analyse au carbone-14 a daté les restes entre les troisième et sixièmes siècles AVANT JÉSUS CHRIST. Et les profils de spectrométrie de la nervure, du fémur et des morceaux noirs sont conformes à ceux des momies égyptiennes de cette période, et pas ceux des os brûlés.

La vérité semble aujourd'hui ainsi vérifiée, mais une question demeure pourquoi avoir subtilisé les "restes" de Jeanne d'Arc. Ont-ils été perdus ..?

lundi 2 avril 2007

Moscou & le nucléaire civil

Je ne vais pas reprendre mot à mot ce qu'écrivait le journaliste E.G dans le numéro de la Tribune du 26/03/07 et repris sur une des pages du blog :http://wonuc-france.over-blog.com/archive-3-2007.html
Mais il est vrai que le groupe AtomStroïExport (http://www.atomstroyexport.ru/index-e.htm) propose des réacteurs de type VVEr-1000 bien moins chèrs que ces concurents.

D'autre part, on apprends que L’uranium enrichi de Natanz n’a pas de vocation civile (la centrale nucléaire de Busher fonctionnera avec de l’uranium enrichi en Russie) :
http://www.rmes.be/C2005-107.htm
(photo : AFP/HENGHAMEH FAHIMI)
L'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz en Iran sous haute garde des miradors et des canons de défense antiaérienne, en mars 2005.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-727571,36-820194@51-766429,0.html
Il est à noter que le choix géographique du site de la centrale iranienne n'est pas un simple hasard, en effet c'est aussi un site archéologique exceptionnel.

Natanz est une petite ville de montagne située à quelques Km de forty-nine de Kashan, célèbre pour ses vergers fruitiers attachants et son climat. La montagne dit des vautours apparaît indistinctement au-dessus de la ville, et les riverains se dirigent dans sa direction indiquant que les troupes d'Alexandre ont tué le roi d'Achaemenian, Darius III, tout près. Beaucoup de petits tombeaux sont dispersés tout autour de la montagne comme le tombeau d'Abdas-Samad (voir photo). On situe la date de 1304 pour les additions tardives des bâtiments et ces restaurations concernant le tombeau. Le minaret élevé est daté de 1325. Le toit pyramidal est au-dessus du tombeau du Shaykh qui est lui daté de 1307 .
Des vestiges qui ne supporteraient pas un bombardement massif et une communauté internationale qui s'y refuserait !
Cela n'empêche nullement Moscou de jouer avec le feu . La "bataille" de la fourniture d'éléctricité par le nucléaire a bien déja commencé.
Qu'est ce que le réacteur VVER-1000 :
c'est un réacteur de puissance à caloporteur et modérateur eau, abrégé VVER traduit du russe Vodaa Vodiannee Energititscherski Reactor, ou bien WWER traduit de l'anglais Water Water Energy Reactor, est un réacteur à eau pressurisée russe. Les VVER sont considérés comme supérieur au fameux RBMK (voir message Tchernobyl) mais comportant encore des éléments déficients (pour le VVER-400) :
* peu de redondance des installations de sécurité,
* pas d'enceinte de confinement du réacteur,
* en cas de rupture d'une conduite de refroidissement, le refroidissement ne peut être assuré.
Le VVER-1000 reprend le concept du VVER-440 tout en le modernisant et en améliorant la sécurité, notamment par l'introduction d'une enceinte de confinement autour du réacteur. Il produit désormais 1000MW : http://fr.wikipedia.org/wiki/Réacteur_de_puissance_à_caloporteur_et_modérateur_eau
Par contre des critiques sont émises sur l'aspect sécurité dans le cas où un avion viendrait à s'écraser sur le dôme du réacteur :
Vulnerability of VVER-1000 Nuclear Power Plants to Passenger Aircraft Crash : http://www10.antenna.nl/wise/terrorism/112001vver.html
L'accident d'un grand avion de passager sur un VVER-1000 en fonctionnement aurait pour conséquences probables des dégagements radioactifs catastrophiques qui pourraient être au-dessus de ceux de l'accident de Tchernobyl. Les chances pour des contre-mesures efficaces sont encore plus petites que pour les réacteurs de type NPPs allemand des années 1970.
Il faut espérer que ce type de scénario est à exclure et dans le cas contraire, que le choix commercial des pays émergents de se procurer ce type de centrale les orientent à définir la sécurité comme une priorité supérieure à la valeur marchande de l'achat d'un type de réacteur.
Et pour finir, la lecture d'un rapport fort intéressant sur la sécurité énergétique, le développement durable, quel place pour le nucléaire demain ..?