La catastrophe de Tchernobyl résulte de la fusion du cœur du réacteur nucléaire n°4, par l'élévation excessive de la température des barres (crayons) constituant le combustible nucléaire.
Le réacteur de la tranche no 4 est de type RBMK (réacteur de grande puissance à tubes de force).
RBMK est l'acronyme pour Reaktor Bolshoy Moshchnosti Kanalniy (Реактор Большой Мощности Канальный). De par sa conception, son coefficient de vide est positif (contrairement aux réacteurs plus récents) : si des bulles se forment dans le fluide caloporteur, la réaction tend à s'emballer.
Le RBMK est l’aboutissement du programme soviétique pour la conception d’un réacteur refroidi à l’eau légère, basé sur les modèles existants de réacteurs militaires au plutonium modérés par du graphite.
Avec de l’eau légère pour liquide de refroidissement et du graphite comme modérateur, il est possible d’utiliser de l’uranium peu enrichi comme combustible nucléaire (à 1,8% de U235, contre 0,71 pour l'uranium naturel).
Ainsi, les Soviétiques avaient construit un grand réacteur industriel ne nécessitant ni séparation d’isotopes, ni enrichissement massif de l'uranium, ni eau lourde. Il avait aussi pour "avantage" de produire d’importantes quantités de plutonium (élément utilisé dans la fabrication de certaines armes nucléaires).
Le premier de ces réacteurs, AM-1 (Atom Mirnyi, littéralement Atome de la paix), produisait 5MW d’électricité (30 MW thermiques) et alimenta la ville de Obninsk entre 1954 et 1959.
D'autre part, l'utilisation du graphite comme modérateur le rend inflammable lorsque la température augmente trop.
Comme la modération des neutrons est essentiellement due à des éléments de graphite fixes, une augmentation de l’ébullition se traduit par une diminution du refroidissement et de l’absorption des neutrons sans qu’il y ait inhibition de la réaction de fission dans le réacteur, d’où un coefficient de vide fortement positif. Ceci rend le système vulnérable à un accident de feedback positif, comme ce fut le cas à Tchernobyl.
Enfin, le système d'arrêt d'urgence du réacteur est particulièrement lent (20 secondes) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_Tchernobyl
En 2005, il restait 12 réacteurs RBMK en activité et un en construction : 5 à Koursk (dont un en construction), 4 à Sosnovy Bor, 3 à Smolensk et un dernier à Ignaline (ou Ignalina) en Lituanie.
Le bilan de la catastrophe de Tchernobyl oscille entre 40 000 et 560 000 morts, voir davantage, selon les estimations : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/index_tchernobyl.htmlLe réacteur de la tranche no 4 est de type RBMK (réacteur de grande puissance à tubes de force).
RBMK est l'acronyme pour Reaktor Bolshoy Moshchnosti Kanalniy (Реактор Большой Мощности Канальный). De par sa conception, son coefficient de vide est positif (contrairement aux réacteurs plus récents) : si des bulles se forment dans le fluide caloporteur, la réaction tend à s'emballer.
Le RBMK est l’aboutissement du programme soviétique pour la conception d’un réacteur refroidi à l’eau légère, basé sur les modèles existants de réacteurs militaires au plutonium modérés par du graphite.
Avec de l’eau légère pour liquide de refroidissement et du graphite comme modérateur, il est possible d’utiliser de l’uranium peu enrichi comme combustible nucléaire (à 1,8% de U235, contre 0,71 pour l'uranium naturel).
Ainsi, les Soviétiques avaient construit un grand réacteur industriel ne nécessitant ni séparation d’isotopes, ni enrichissement massif de l'uranium, ni eau lourde. Il avait aussi pour "avantage" de produire d’importantes quantités de plutonium (élément utilisé dans la fabrication de certaines armes nucléaires).
Le premier de ces réacteurs, AM-1 (Atom Mirnyi, littéralement Atome de la paix), produisait 5MW d’électricité (30 MW thermiques) et alimenta la ville de Obninsk entre 1954 et 1959.
D'autre part, l'utilisation du graphite comme modérateur le rend inflammable lorsque la température augmente trop.
Comme la modération des neutrons est essentiellement due à des éléments de graphite fixes, une augmentation de l’ébullition se traduit par une diminution du refroidissement et de l’absorption des neutrons sans qu’il y ait inhibition de la réaction de fission dans le réacteur, d’où un coefficient de vide fortement positif. Ceci rend le système vulnérable à un accident de feedback positif, comme ce fut le cas à Tchernobyl.
Enfin, le système d'arrêt d'urgence du réacteur est particulièrement lent (20 secondes) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_Tchernobyl
En 2005, il restait 12 réacteurs RBMK en activité et un en construction : 5 à Koursk (dont un en construction), 4 à Sosnovy Bor, 3 à Smolensk et un dernier à Ignaline (ou Ignalina) en Lituanie.
Le site web suivant présenté comme un reportage photo, nous dévoile l'éat des lieux aujourd'hui après 21 ans d'une catastrophe qui aurait pu être évitée : http://www.kiddofspeed.com/chapter1.html
Un road movie qui n'est pas la présentation des screenplays d'un nouveau jeu vidéo (qui existe malheusement) :
(« to stalk » (avancer furtivement, traquer). http://www.stalker-game.com/ "We are now crossing the border into Belorussia - which is a separate country. The evil dark wind of that day brought 70% of the Chernobyl radiation here. As we travel deeper into Belorusian territory, we begin to grasp the immensity of the total area that was poisoned, and will still be poisoin in the year 2525. Most of the houses here are made of wood - and it absorbs radiation like a sponge."
Je vous invite à vous rendre sur le site, vous y découvrirez les photos prises par Elena. C'est édifiant !
http://www.kiddofspeed.com/chapter10.html
"This is the territory of the Atomic Power Plant. The geiger counter reading here is also 500-3000 microroentgen per hour.
The plant was closed down for good in 2000."
Je ne vais pous vous présenter toutes les photos du site mais elles mérient au moins d'apporter un sujet de réflexion qaunt au choix à définir pour les générations futures sur l'exploitation/le type d'énergie à exploiter.
Il me faudra revenir sur le sujet et les choix proposés aujourd'hui en 2007 sur les types de réacteurs nucléaires pouvant être proposés aux pays émergents que ce soit par la Russie (AtomStroïExport) ou par Areva et/ou les états unis.
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